Plongez au cœur de l'histoire et du patrimoine de Rocamadour à quelques minutes du Bois de Faral, un village médiéval chargé de mystères. Découvrez ses remparts, ses chapelles, et ses bâtisses qui racontent mille ans d’histoire fascinante.
Un voyage au cœur du Lot, entre panorama époustouflant et trésors architecturaux inscrits au patrimoine mondial de l'UNESCO. Rocamadour vous promet une visite inoubliable.

Les remparts
Vestige d’un fort du XIVème siècle, destiné à protéger le sanctuaire.
De ces remparts en surplomb se révèle un magnifique panorama sur le canyon de l’Alzou et sur le site. Le panorama est visible et reste toujours aussi joli, juste à côté, sans ouvrir le portefeuille.
Le cheminement sur les remparts est très court et abouti sur une vue vertigineuse du canyon.

Le grand escalier
Vous ne pouvez pas dire que vous avez visité le sanctuaire de Rocamadour si vous n’avez pas grimpé les 216 marches du grand escalier! Bon, vous pouvez quand même le dire, mais c’est presque le point central de cette petite cité ou en tout cas, une belle part du patrimoine de ce lieu. Ils mènent directement au sanctuaire. Et une fois là-haut, en s’éloignant un peu du sanctuaire, on a une très belle vue sur le canyon.

Les portes
Le village médiéval de Rocamadour est constitué d’une seule rue, la rue Roland Le Preux. Eh oui, une rue unique dont l’entrée est marquée par une première porte : la porte du Figuier (XIIIème siècle) et suivie d’autres portes (Salmon, Hugon et le porte Basse), vestiges de fortifications qui font la beauté de cette petite cité. Tout à l’entrée se trouve la porte du Figuier. La porte Salmon (XIVème-Xvème siècle) est la mieux conservée et s’élève sur deux étages et elle a même un toit et une tourelle d’escaliers.
Cela vaut le coup de lever les yeux et de regarder tout ça, entre deux boutiques de souvenirs. N’hésitez pas à regarder au-dessus des commerces, les maisons à colombages, toutes petites souvent, sont vraiment jolies.

La crypte Saint-Amadour
Elle se trouve sous la basilique Saint-Sauveur. La crypte porte le nom du Saint dont on aurait retrouvé le corps intact à proximité. Il s’agirait de Zachée, le plus célèbre des collecteurs d’impôts, devenu disciple de Jésus. Comment on est passé de Zachée à Saint Amadour, l’histoire ne le dit pas vraiment, mais il y a plein de supputations bien sûr.

Les chapelles
Il y a sept petites chapelles dans la cité religieuse de Rocamadour. Chacune d’entre elles est inscrite dans le cadre de la protection générale du site, classé au patrimoine de l’Unesco.
La plus connue est la chapelle Notre-Dame avec la célèbre Vierge Noire. Adossée à la falaise, elle se situe juste à côté de la basilique Saint-Sauveur. La chapelle a été classée monument historique en 2000 en même temps que le reste du sanctuaire. Elle est un peu le coeur palpitant de la visite de Rocamadour. Elle semble presque plus importante que la basilique, sans doute parce que la Vierge Noire y a fait son nid à l’abri du rocher et sans doute aussi pour ses ex-voto ou bateaux votifs qui y ont été placés en remerciement à la Vierge, par les rescapés de naufrage. L’ensemble a un vrai petit charme magique et mystérieux.
Les six autres chapelles sont plus classiques et ne sont pas toujours ouvertes mais elles forment un ensemble qui complète l’intérêt du sanctuaire.

Les ruines de l’ancien hôpital de l’Hospitalet
Sur les hauteurs de Rocamadour, il existait, au Moyen-Age, un hôpital dédié à Saint-Jean-Baptiste, destiné à mettre en observation, pendant quelques jours, les pèlerins soupçonnés de maladies contagieuses. Au nord de l'église se trouvent les restes des murs. Le portail plein cintre, à triple voussure, servant d'entrée au cimetière, appartenait également à l'ancien hôpital. Tout ça date du XIIIᵉ siècle.
Le pigeonnier de Laguille
Construit au flanc de la falaise qui fait face à la cité de Rocamadour, le pigeonnier est isolé et marque fortement le paysage. Il n’y a pas de date de construction pour cet édifice typique des paysages quercynois et dont le modèle s’est perpétué du XVIe au XIXe siècle. La mouluration de la corniche ou "randière" évoquerait une datation ancienne.
Quoi qu’il en soit, il est bien beau ce petit pigeonnier perché au milieu de nulle part !
La maison dite de la Paumette ou Pommette
Au bout de la rue principale de Rocamadour, cette maison, en grande partie du XVe siècle, représente le type complet et intact d'une maison de cultivateur aisé. La maison abrite aujourd’hui un atelier de fabrication de vitraux que vous pouvez visiter et acheter des œuvres à l’étage en montant l’escalier de bois extérieur.
La maison Mazot
Hormis quelques modifications peu importantes, cette maison a conservé les dispositions essentielles de son aménagement primitif. Elle comprend, au rez-de-chaussée, une pièce principale, sorte de vestibule, largement éclairée par deux baies en tiers-point. À gauche de cette salle s'en trouve une autre qui devait servir d'écurie.
Dans la pièce principale, un double escalier droit donne accès à un escalier à vis qui mène aux étages. De la cour intérieure, située à mi-étage, on a accès à la cuisine et au cellier, en partie creusé dans le rocher.
Au premier étage se trouvent une grande salle communiquant avec la cuisine et, à mi-étage, deux chambres. Le deuxième étage est divisé en chambres à coucher ainsi que l'étage des combles. Cette maison était peut-être une hôtellerie pour pélerins.
Le premier état du corps de bâtiment sur rue peut dater de la fin du XXIIème siècle ou du XIIIème siècle. Il faut vraisemblablement situer à la fin du XVème siècle ou au début du XVIème la construction de la demeure, qui a nécessité de regrouper trois parcelles médiévales.
Partagée entre plusieurs propriétaires aux XVIIème et XVIIIème siècles, la demeure retrouve son unité au début du XIXème siècle, avant d'être achetée par l'abbé Mazot, qui y installe le presbytère de Rocamadour. D’où son nom, vous l’aurez compris...
La bâtisse abrite actuellement la mairie de Rocamadour.